SI C'ETAIT VRAI
Lorsque j’écoute cette valse,
Je ferme les yeux, je m’évade,
Je me faufile pour un instant
Sur notre plage dans le couchant.
Je retrouve avec ce tempo
Toute cette lumière du clair de lune
Qui m’affole et qui me transporte
Ce soir-là au bout de la dune.
Je la revois si fragile
Là-bas au bout de notre île,
Elle dansait sous les étoiles
Son jupon formant une voile.
Et toujours cette valse lente
Me ramène à notre bonheur,
Et cette fièvre récurrente
Qui revient enflammer mon cœur.
Et je me perds en déraison
Secoué de mille frissons,
Je donnerais tout pour que ce temps
Soit toujours resté en suspens.
Je la revois si fragile
Là-bas au bout de notre île,
Elle dansait sous les étoiles
Son jupon formant une voile.
Et si, et si c’était vrai
Et si, et si …
Rien n’avait changé !
J. M. (04/2026)